La galerie MC2M est heureuse de présenter une exposition consacrée à l’École de Nice, figure majeure de l’avant-garde artistique française des années 1960.
Plus qu’un simple mouvement, l’École de Nice se présente avant tout comme une véritable aventure artistique, fédérant des artistes unis par un même esprit de liberté, d’expérimentation et d’optimisme, tout en revendiquant des influences multiples et éclectiques.
À la croisée du Nouveau Réalisme, de Fluxus et de Supports/Surfaces, l’École de Nice réunit des figures majeures telles que César, Arman ou Ben, Benjamin Vautier, dit.
Fluxus, créé par George Maciunas aux États-Unis.
Fluxus représente une attitude, un état d’esprit, la symbolique du flux de la vie, abordé de manière à la fois humoristique et subversive. Il donne ainsi naissance à un art nouveau, le « non-art », en s’attaquant directement à la « fonction symbolique de l’objet ».
Le mouvement prend de l’ampleur lorsque son fondateur parcourt l’Europe et arrive à Nice en 1963, où Ben l’accueille.
Supports-Surface, en 1970, Vincent Bioulès propose le terme Supports-Surfaces.
Cette appellation désigne, d’un côté, le châssis (support de la toile) et, de l’autre, la toile elle-même (la surface peinte). À ses débuts, le mouvement rassemble des artistes originaires du Sud de la France, animés par une hostilité à l’abstraction américaine. Leurs recherches portent sur la convention du tableau, sa matérialité et sa déconstruction.
Ils remettent ainsi en question les moyens picturaux traditionnels ainsi que le support lui-même. Au-delà de cette réflexion formelle, ils dénoncent également les sommes colossales atteintes par les œuvres de Pablo Picasso et envisagent le prix de leurs œuvres comme celui d’un objet usuel.
Le mouvement entend ainsi révéler ce qui, dans l’art du peintre, est habituellement dissimulé : le travail artisanal préparatoire nécessaire à la réalisation d’une œuvre.
Nouveau Réalisme, fondé par Yves Klein en 1960.
C’est dans l’appartement du fondateur qu’une déclaration constitutive du mouvant sera rédigée et portera la signature de dix artistes dont entre autres celles d’Arman, César, Christo et Jean Tinguely. Les membres du mouvement détournent des produits et objets de la société vers un usage esthétique ou les représentent tels quels. Du fait de cette nouvelle approche perceptive du réel, l’historien de l’art Pierre Restany situera ces artistes dans le droit fil des Reddy-Made de Marcel Duchamp.
Entre 1960 et 1970, de nombreux artistes français adhèrent à cette esthétique. Malheureusement à la mort de son fondateur en 1962, le mouvement sera très ébranlé avan d’être officiellement dissout en 1970.
Informations pratiques :
Exposition : Du 5 mars février au 5 avril 2026.
Vernissage : 5 mars 2026 à partir de 18h30.
Adresse : 21 rue Auguste Comte, 69002, lyon

