18e édition du Montreux Jazz festival, 1984.
Affiche sérigraphiée.
A vue : 99 x 69 cm.
Encadrée : 102 x 72 cm.
Née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle (1933-2002), celle que le monde entier connaît sous le nom de Niki de Saint Phalle est l’une des figures les plus engagées du XXe siècle. Plasticienne, peintre, sculptrice et cinéaste, elle a transformé ses blessures intimes en une œuvre universelle, véritable manifeste politique et féministe.
Pour Niki, l’art n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. C’est lors d’une hospitalisation après une dépression dans les années 1950 qu’elle commence à peindre pour, selon ses mots, « calmer le chaos de son âme ». Elle rejoint rapidement le mouvement des Nouveaux Réalistes aux côtés de Jean Tinguely, son futur époux. En 1960, elle choque et fascine la scène internationale avec ses Tirs : des performances où elle tire à la carabine sur des poches de peinture, faisant littéralement saigner ses tableaux.
Mais c’est avec ses « Nanas » que son engagement féministe éclate au grand jour. Ces sculptures monumentales, incarnent une féminité conquérante, joyeuse et affranchie du carcan du mariage et du patriarcat.
L’art de Niki de Saint Phalle est aussi un cri contre l’injustice. Elle fut l’une des premières artistes à s’engager activement dans la lutte contre le SIDA dès l’apparition du virus. Tout au long de sa carrière, elle n’a cessé de dénoncer la ségrégation raciale aux États-Unis et les violences. Jusqu’à son dernier souffle en 2002, elle s’est battue pour la postérité de l’œuvre de Jean Tinguely, œuvrant à l’édification du musée qui lui est dédié à Bâle. Plus qu’une artiste, Niki de Saint Phalle demeure l’icône d’un art engagé et libre.
18e édition du Montreux Jazz festival, 1984.
Affiche sérigraphiée.
A vue : 99 x 69 cm.
Encadrée : 102 x 72 cm.